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La Tour Eiffel (1887-1889)

Champ-de-Mars

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La Tour Eiffel, vue depuis le Champ-de-Mars

En juin 1884, deux ingénieurs des entreprises Eiffel (Maurice Koechlin et Émile Nouguier) étudient un projet de tour métallique, que Stephen Sauvestre, architecte en chef des entreprises Eiffel, redessine entièrement. Sauvestre dote la tour de lourds pieds en maçonnerie, qu’il renforce au moyen d’arcs, réduit le nombre de plateformes de cinq à deux, surplombe la tour d’une sorte de « coiffe » lui donnant l’aspect d’un phare. Le projet présenté par Sauvestre enthousiasme Gustave Eiffel, qui dépose un brevet à son nom et à ceux des deux ingénieurs Koechlin et Nouguier, avant de racheter leurs droits. Eiffel convainc ensuite Edouard Lockroy, ministre de l’Industrie et du Commerce, de lancer un concours ayant pour but « d’étudier la possibilité d’élever sur le Champ-de-Mars une tour en fer à base carrée », en vue de l’Exposition universelle de 1889. Les modalités de ce concours favorisent bien sûr le projet de tour défendu par Eiffel, en dépit de nombreux projets concurrents.

 

rivière tour eiffel

Henri Rivière (1864-1951)

Les 36 vues de la Tour Eiffel [La Tour en construction, vue du Trocadéro], album d’estampes, Paris, musée d’Orsay

 Afin de rendre la construction plus simple et plus rapide, les pièces métalliques de la Tour sont fixées par des rivets. Les pièces sont d’abord réalisées en atelier. Des boulons provisoires sont placés, puis remplacés au fur et à mesure par des rivets. Facilitée par ces assemblages, la construction est très rapide, en dépit de l’usage d’échafaudages d’une assez grande hauteur.

 

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Travaux de construction de la Tour Eiffel (montage de la deuxième plateforme), 21 août 1888, photographie, 45,1 x 35,8 cm, Paris, musée d’Orsay

La construction de la Tour Eiffel débute au mois de janvier 1887 et s’achève le 31 mars 1889, soit deux ans plus tard, au lieu des douze mois initialement prévus.

 

delance tour eiffel

Paul Delance (1848-1924)

La Tour Eiffel et le Champ-de-Mars en janvier 1889 : les travaux de l’Exposition universelle, 1889, huile sur toile, 126 x 192,5 cm, Paris, musée Carnavalet

Quelques mois plus tard, lors de l’Exposition universelle, le public accède jusqu’en haut de l’édifice, jouissant d’une vue imprenable sur Paris. Le succès de la Tour Eiffel, si décriée pendant sa construction, est considérable. L’architecture prévue pour être éphémère est conservée sans réserve jusqu’à l’Exposition universelle de 1900. La curiosité retombe toutefois assez vite. En 1903, des communications sont établies avec des forts des environs de Paris, puis avec la frontière de l’est de la France. Mais en 1910, l’utilité de la Tour Eiffel n’étant pas démontrée, sa démolition est envisagée. Il faut attendre la Première guerre mondiale pour saisir tout l’intérêt de la Tour Eiffel, dont le sommet est le point le plus élevé de la région parisienne. Durant le conflit, son émetteur de TSF permet en effet d’intercepter plusieurs messages décisifs dont le « radiogramme de la victoire », permettant de déjouer l’attaque allemande sur la Marne.

A partir des années 1920, le réseau de TSF bascule vers un usage civil et des programmes radio sont régulièrement diffusés. Dès 1925, la Tour Eiffel sert de cadre aux débuts de la télévision en France. En 1959, l’installation d’un nouveau mât de télédiffusion porte la hauteur de la Tour Eiffel à plus de trois cent vingt mètres. En 2005, un émetteur pour la télévision numérique terrestre est installé.

 

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La Tour Eiffel, vue depuis les jardins du Trocadéro

 

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La Tour Eiffel, à travers les jets d’eau des bassins animant les jardins du Trocadéro

 

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Le pilier ouest

La Tour Eiffel comprend quatre piliers en maçonnerie, où sont logés les locaux et les équipements nécessaires à l’organisation des visites, et sur lesquels prennent appui quatre piles métalliques, qui s’élèvent jusqu’au deuxième étage. Un système de poutres constitue la structure primaire qui soutient la plateforme du premier étage, puis celle du second étage. Entre ces poutres métalliques, un savant réseau de petites poutres creuses et légères ou entretoises permet le maintien de la structure tout en laissant passer la lumière du jour. Les piliers sont en outre reliés par de grands arcs formant voûte en façade, mais dont la fonction est essentiellement décorative.

Plusieurs ascenseurs hydrauliques permettent, à partir des piliers, l’accès aux étages de la Tour Eiffel. 

 

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Vue de la Tour Eiffel, tournée vers l’esplanade du Trocadéro

Ancré fortement au centre de la plateforme du second étage, un pylône ou « flèche » s’élève jusqu’au sommet de la Tour Eiffel, dont l’extrémité est coiffée d’un campanile. 

   

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 La plateforme du premier étage, vue du dessous

La Tour Eiffel marque le triomphe de l’architecture métallique à l’Exposition universelle de 1889. Sa forme pyramidale très élancée suggère un étonnant jaillissement. L’ossature de la tour, ventilée et formée d’un treillage, exprime à la fois solidité et légèreté. 

 

rue St Dominique

La Tour Eiffel, vue depuis la rue Saint-Dominique

 

delaunay tour eiffel

Robert Delaunay (1885-1941)

La Ville de Paris, 1910-12, huile sur toile, 267 x 406 cm, Paris, musée national d’Art moderne, Centre Georges-Pompidou

 

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Robert Delaunay (1885-1941)

La Tour Eiffel, 1910, huile sur toile, 116 x 81 cm, Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle 

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