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L’église Saint-Louis des Invalides (1676-1679)

Invalides St Louis

La nef de l’église des Soldats

Dès 1676, Louis XIV envisagea l’érection d’une chapelle aux Invalides, dans l’intention d’en faire un mausolée pour lui-même et sa dynastie. L’abandon de ce projet ne condamna pas pour autant le principe d’une église au sein même de l’hôtel royal, confié à Libéral Bruant. Celui-ci ne parvenant pas à résoudre la contrainte d’une église à deux entrées (l’une pour les soldats, l’autre pour le roi), le ministre de la Guerre Louvois décida, en 1677, de lui retirer le chantier et de lancer un concours d’architecture, remporté par Jules Hardouin-Mansart. 

Pour l’église des Soldats, Hardouin-Mansart s’inspira du projet élaboré par son prédécesseur. Pour le Dôme, il s’appuya sur une esquisse dessinée par son grand-oncle, François Mansart, qui projetait une chapelle coiffée d’un dôme.

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L’élévation de la nef de l’église des Soldats : grandes arcades, tribunes et fenêtres hautes

Bel exemple d’architecture classique, à la fois sobre et monumentale, l’église des Soldats comprend une nef bordée d’arcades en plein cintre, qui communiquent avec les bas-côtés. Des tribunes voûtées en anse de panier, fermées par des balustrades, occupent le second niveau. Des pilastres d’ordre corinthien, séparant chaque travée, supportent une corniche sur laquelle retombent les doubleaux de la nef, creusée de lucarnes où se logent les fenêtres hautes. La nef aboutit au chœur, situé en avant d’un grand arc communiquant avec l’église du Dôme. De part et d’autre de cet arc séparant les deux parties de l’église Saint-Louis, Louis XIV et ses soldats pouvaient assister à l’office, mais en accédant à l’édifice par deux entrées différentes, comme l’exigeait l’étiquette. Au XIXe siècle, la disposition du tombeau de Napoléon, puis l’édification d’une verrière, après 1870, séparèrent plus clairement encore l’église des Soldats et l’église du Dôme. 

A la fin du XVIIIe siècle, des trophées pris à l’ennemi, accrochés à la voûte, perpétuèrent une tradition séculaire illustrée à la cathédrale Notre-Dame de Paris jusqu’à la Révolution. Transférés aux Invalides en 1793, les trophées de Notre-Dame sauvés de la destruction ont ainsi inauguré une nouvelle mission de mémoire assignée à l’église Saint-Louis, liée à l’histoire des armées.

Avenue de Tourville

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Pierre-Denis Martin 

Louis XIV visitant l’Hôtel royal des Invalides le 26 août 1706, huile sur toile, 110 x 160 cm, Paris, musée Carnavalet

Hardouin-Mansart relia directement l’église des soldats à la chapelle royale, plus connue sous le nom de « Dôme des Invalides », destinée à l’usage exclusif du roi et de la famille royale. Le chantier de la chapelle royale débuta en 1679, s’acheva pratiquement en 1708, à l’exception de la décoration.

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L’église du Dôme des Invalides (1676-1708)

Hardouin-Mansart conçut un plan en forme de croix grecque, qu’il inscrivit dans un carré. Après avoir gravi le perron et franchi le portique d’entrée et la porte principale, le fidèle pénètre ainsi dans la nef, puis atteint la croisée du transept et le chœur de l’église ou « grand sanctuaire », de plan ovale et séparé de l’église des soldats par une grande arcade. Deux sacristies rondes « dedans et dehors » sont « aux côtés de l’arcade où le grand autel est élevé » (Jean-François Félibien des Avaux, Description de l’Église royale des Invalides, Paris, 1706, p. 7).

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Vue du bras sud du transept et de l’entrée sous les tribunes du dôme de la chapelle Saint-Augustin

Des colonnes et des pilastres cannelés à chapiteau corinthien règnent tout autour de l’édifice ; ils supportent un bel entablement, dont la corniche à modillons reçoit les arcs doubleaux ornés de caissons et de médaillons, qui renforcent les voûtes en berceau de chaque nef.

Des chapelles secondaires, dites « chapelles rondes », occupent les angles de l’église : elles sont consacrées à saint Grégoire, saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme. L’accès à ces chapelles s’effectue par une entrée pratiquée sous les tribunes du dôme. Des passages latéraux en bordure de chaque nef permettent également d’y pénétrer, formant ainsi deux entrées supplémentaires.

Des chapelles consacrées à la Vierge Marie et à sainte Thérèse, avec autel et sculptures, occupaient les extrémités des bras du transept. Ces deux emplacements sont désormais occupés par deux monuments funéraires, implantés sous le Dôme des Invalides à l’initiative de Napoléon. En 1800, alors Premier Consul, celui-ci ordonna la translation de la dépouille du maréchal de Turenne, l’un des meilleurs stratèges de Louis XIV. Le somptueux monument funéraire des sculpteurs Tuby et Marsy, qui avait été dressé initialement dans une chapelle de la basilique Saint-Denis, puis retiré et expédié au musée des Monuments français en 1793, fut alors envoyé aux Invalides.

Devenu empereur des Français, Napoléon renouvela, en 1808, le même geste et fit transférer le cœur du marquis de Vauban, ingénieur et architecte militaire. Le cénotaphe du cœur de Vauban (voir ci-dessus) fut toutefois réalisé beaucoup plus tard, en 1847, par Antoine Etex.

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Disposée sur un perron d’une quinzaine de marches, l’église du Dôme des Invalides se dresse au fond d’une cour à laquelle le promeneur accède par une grille flanquée de pavillons. La façade principale de l’édifice comprend un avant-corps saillant et deux bas-côtés. Les colonnes du rez-de-chaussée empruntent la base, le fût lisse et le chapiteau de l’ordre toscan. Elles supportent une frise de triglyphes et de métopes décorées de trophées. Les colonnes corinthiennes du premier étage, plus fines, supportent une frise sans décor.

Au-devant des pilastres flanquant les fenêtres latérales de l’étage, les figures féminines en ronde-bosse représentent La JusticeLa TempéranceLa Prudence et La Force. Le fronton couronnant l’avant-corps porte les armes de France.

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 Deux niches garnies de statues, à l’effigie d’illustres ancêtres de Louis-le-Grand, encadrent l’entrée de l’église. Dans l’un de ces niches, Guillaume Ier Coustou (1677-1746) représenta Saint Louis en habit de guerre : le souverain, une couronne ouverte sur la tête, porte l’armure, sous un manteau retenu au niveau des épaules. Il s’appuie sur un bouclier, tient la verge de justice, d’une main, et la couronne d’épines du Christ, de l’autre. Coustou évoquait ainsi la piété du roi « croisé », mort à Tunis, et les reliques dont Saint-Louis fit l’acquisition en 1238, avant d’édifier, pour les abriter, la Sainte-Chapelle de Paris. 

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Dans l’autre niche, Antoine Coysevox représenta Charlemagne revêtu d’une cuirasse à la romaine. Le souverain, également coiffé d’une couronne ouverte, porte un glaive et pose la main sur un globe surmonté d’une croix, rappelant le rôle majeur du souverain dans l’implantation du catholicisme en Europe.  

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 L’ordonnance du Dôme des Invalides procède d’un type né à Saint-Pierre de Rome, avec de surprenantes variantes. Hardouin-Mansart rompt en effet avec l’alignement des fenêtres, régulièrement espacées et séparées par des contreforts, sur la baie occupant l’axe central de la façade. Le haut tambour du Dôme des Invalides se compose d’une partie basse ceinte de fenêtres à linteau courbé. Entre des contreforts à colonnes géminées, l’architecte y fait alterner des fenêtres isolées et des fenêtres groupées par deux.

Couronnée d’un large entablement, la partie basse du tambour se raccorde à sa partie haute, percée de fenêtres en plein cintre, au moyen de volutes s’incurvant depuis les contreforts jusqu’aux pots-à-feu qui cernent la base de la toiture. 

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La calotte du Dôme des Invalides

Encadrées par de puissantes nervures, des chutes de trophées, rehaussées d’or, garnissent les panneaux de la calotte du dôme, ajoutant une richesse baroque peu commune dans le paysage architectural parisien. Au milieu de ces trophées, des lucarnes sont formées par des casques à visière. Un campanile ajouré à quatre arcades surmonte la calotte du dôme : son sommet est marqué par un obélisque à trois faces symbolisant la Trinité, surmonté d’une croix.

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La chapelle Saint-Jérôme

Hardouin-Mansart confia, vers 1702-04, le décor des chapelles Saint-Jérôme et Saint-Ambroise à Bon Boullogne l’Aîné (1649-1707). Dans la chapelle Saint-Jérôme, située à la gauche de l’entrée, Boullogne conçut un cycle de six peintures, dominées par la scène de l’oculus, qui illustre La Gloire de saint Jérôme. Les compartiments découpés livrent quatre épisodes de la vie du saint : Jérôme visite les tombeaux des martyrs, est ordonné prêtre, puis effrayé par les jugements de Dieu et enfin représenté sur son lit de mort. Deux baies aveugles, en correspondance avec les baies vitrées, complètent ce cycle : Le Baptême de saint Jérôme et Saint Jérôme repris d’avoir lu les livres profanes.

Dans la chapelle Saint-Ambroise, située à la droite du grand sanctuaire, le peintre reprit le même dispositif : Saint Ambroise élevé au ciel pour décorer l’oculus ; puis, dans les compartiments découpés, Saint Ambroise est élu miraculeusement archevêque de Milan, Saint Ambroise guérit un possédé, Saint Ambroise trouve le corps de saint Nazaire martyr, Mort de saint Ambroise ; et enfin, Saint Ambroise convertit un arien et Saint Ambroise met l’empereur Théodose en pénitence, pour décorer les baies aveugles.

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La chapelle Saint-Augustin

Hardouin-Mansart confia à Louis II de Boulogne (1654-1733), frère de Bon, le décor de la chapelle Saint-Augustin. De la même manière, six scènes peintes relatent les épisodes majeurs de la vie de ce Père de l’église. Dans l’oculus central, Boullogne le Jeune représente, sur l’exemple des autres chapelles, La Gloire de saint Augustin.

En 1864, la chapelle Saint-Augustin accueillit le tombeau de Joseph Bonaparte (1768-1844), frère de l’Empereur, dessiné par Alphonse-Nicolas Crépinet.

Le décor de la chapelle Saint-Grégoire, imaginé par Michel II Corneille (1642-1708), subit des infiltrations qui suscitèrent une nouvelle campagne de décoration, confiée à Carle Vanloo. Après la mort de Vanloo, en 1765, Gabriel-François Doyen reprit et acheva ces nouvelles peintures.  

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Le décor de la double-coupole du Dôme

Jules Hardouin-Mansart envisagea, selon le projet dressé en 1676, de coiffer la croisée du transept d’une coupole unique, dont le décor devait revenir à Charles de La Fosse (1636-1716), peintre coloriste qui avait la faveur de l’architecte. Hardouin-Mansart adopta finalement, vers 1679, le parti d’une double-coupole : l’une à grand jour zénithal, cachant les fenêtres cintrées de la partie haute du tambour du dôme, et l’autre formant la calotte supérieure, éclairée indirectement par ces mêmes fenêtres. L’architecte passa alors commande du décor de la calotte supérieure à Pierre Mignard, sur le thème de Dieu le Père adoré par Charlemagne et Louis XIV.

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Charles de La Fosse (1636-1716)

Saint Louis présente ses armes au Christ, vers 1703-06, Paris, calotte supérieure du Dôme des Invalides

Après la mort de Mignard, en 1695, Hardouin-Mansart, devenu surintendant des Bâtiments du roi, imposa Charles de La Fosse. En 1704, Jean Jouvenet (1644-1717) se chargea, quant à lui, de peindre les douze apôtres dans les compartiments à larges bandes dorées ornées de roses, qui divisent la voûte du dôme.

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Charles de La Fosse

Saint Marc évangéliste, vers 1702-05, Paris, pendentifs de la double-coupole du Dôme des Invalides

De La Fosse reçut également le décor des quatre pendentifs de la double-coupole : l’artiste y représenta les évangélistes Marc, Luc, Mathieu et Jean.

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Anselme Flamen (1647-1717)

Ange tenant la Sainte Ampoule, 1701, haut-relief, Paris, Dôme des Invalides

Sous les pendentifs et les tribunes du dôme, quatre bas-reliefs ornent le tympan des portes d’entrée des chapelles secondaires.

Ils présentent quatre groupes d’anges sur des nuages, munis de divers accessoires : Nicolas Coustou (1658-1733) se chargea des figures tenant l’écu aux armes de France ; Anselme Flamen (1647-1717) sculpta le groupe portant la Sainte-Ampoule (envoyée du Ciel, selon la légende, lors du sacre de Clovis, à Reims), la couronne et le sceptre royal ; Corneille van Cleve (1645-1732) imagina les figures brandissant l’Oriflamme fleurdelisé ; et Antoine Coysevox conçut le dernier groupe d’anges, avec l’épée, le casque et le corps de cuirasse.

Un grand cartouche en bronze doré, orné de branches de laurier et de palmes, et rempli d’un « S » et d’un « L » entrelacés pour « Saint-Louis », est appliqué à l’archivolte de chacune des portes des chapelles.

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Le baldaquin de Visconti (1842-1853)

Hardouin-Mansart confia à Noël Coypel (1628-1707) les peintures du cul-de-four fermant le « grand sanctuaire » de la chapelle royale. Coypel réalisa, vers 1702-04, la grande composition centrale, représentant La Sainte Trinité dans la Gloire, et celle peinte au-dessus de l’arcade du sanctuaire, montrant L’Assomption de la Vierge. Il est également l’auteur des peintures décorant les voussures des fenêtres latérales.

  Un grand baldaquin à six colonnes torses, détruit en 1793, s’élevait au-dessus du maître-autel. Dans sa Description historique de l’Hôtel des Invalides (Paris, 1756, p. 74), l’abbé Pérau en donne une idée assez précise :

« Aux côtés et sur le devant [de l'autel] s’élèvent six colonnes torses d’ordre composite groupées trois à trois & entourées de pampres de vigne, d’épis de blé et de feuillages. Leurs chapiteaux, qui sont de feuilles d’acanthe, portent un entablement sur lequel s’élèvent quatre grands enroulements ornés d’un compartiment rempli de roses & de fleurs de lys au-dessous et aux côtés, & de palmes par-dessus, lesquelles se réunissent pour soutenir un riche baldaquin garni de campanes ; le tout, quoique doré avec une espèce de profusion, est cependant d’un bon goût & d’une recherche admirable. Autour & au-dessus du baldaquin sont plusieurs figures d’Anges & de Chérubins. L’une des plus petites de ces figures élève sur un globe une croix qui termine le baldaquin & en fait l’amortissement. Les plus grandes figures placées sur le bas des enroulements au-dessus des colonnes, sont dans des attitudes de respect & d’adoration. Deux de ces figures soutiennent chacun de leur côté de grands rideaux qui pendent du haut du baldaquin en manière de festons. La plus grande partie des ornements de ce riche morceau est de la main de Guillaume Coustou le Jeune habile sculpteur ».

Dans la foulée du retour des cendres de Napoléon, l’architecte Louis Visconti (1791-1853) édifia un nouveau baldaquin à quatre colonnes torses, qui se dressent au-delà d’un escalier à rampe de plusieurs marches. Ces colonnes-torses à chapiteau composite soutiennent un entablement doré, sur lequel s’appuient quatre volutes soutenant la croix, posée sur un globe, également dorés. Deux angelots assis sur l’entablement présentent un écusson frappé des lettres entrelacées « S L » (pour « Saint-Louis ») et surmonté d’une couronne ouverte.

En 1873, une vitre monumentale fut édifiée pour séparer l’église Saint-Louis et la chapelle royale, communément appelée « Dôme des Invalides ».

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Paul Emile Boutigny (1854-1929)

La reine Victoria devant le tombeau de Napoléon, le 24 août 1855, huile sur toile, Paris, musée de l’Armée

En 1840, le roi Louis-Philippe décida de transférer le corps de l’Empereur Napoléon Ier, mort dans l’île de Saint-Hélène où il était en exil depuis 1815. Des funérailles nationales accompagnèrent le retour de ses cendres et leur transfert aux Invalides, le 15 décembre 1840.

Louis-Philippe confia le soin de réaménager l’église du Dôme et l’édification du tombeau à Louis Visconti, en 1842. Après la chute de la Monarchie de juillet, en 1848, et l’avènement de la Seconde République, Louis-Napoléon Bonaparte, élu président, se fit proclamer empereur sous le nom de Napoléon III. En 1855, il accueillit à Paris la reine Victoria, en visite officielle à l’occasion de l’Exposition universelle. La reine d’Angleterre se rendit aux Invalides pour s’incliner devant le cercueil de Napoléon Ier.

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Le tombeau de Napoléon

Le 2 avril 1861, les restes de Napoléon Ier furent enfin déposés dans le tombeau conçu par Visconti, sous la coupole de l’église du Dôme. L’architecte lança de grands travaux au sein même de l’ancienne chapelle royale : il creusa une grande excavation à l’aplomb du dôme, afin d’aménager une vaste crypte ouverte en fosse ronde. Il situa l’entrée monumentale de la crypte, gardée par deux génies funéraires, sortis du ciseau de Francisque Duret, au fond de l’église, derrière le baldaquin.

La porte s’ouvre sur un escalier droit, qui descend vers la crypte. Le sarcophage de porphyre rouge de Finlande, posé sur une base de granit vert des Vosges, occupe le centre de la fosse ronde. Douze statues de femmes inspirées des cariatides grecques, sculptées par James Pradier, montent la garde autour du sarcophage.

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La fosse est ceinte d’une galerie circulaire où dix bas-reliefs de Charles Simart célèbrent les bienfaits du Premier Empire et les institutions créées sous Napoléon.  

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