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La basilique Sainte-Clotilde-Sainte-Valère (1846-1857)

Rue Las-Casas

basilique Sainte Clotilde

La façade principale

Jusqu’à la création de la paroisse de Sainte-Clotilde, les habitants du quartier assistaient à l’office dans une modeste chapelle dédiée à saint Valère, située dans la rue de Bourgogne. En 1827, le projet d’une vaste église est décidé, mais le chantier n’avance pas. En 1833, le préfet Rambuteau relance ce projet d’église, initialement consacrée à saint Charles.

Il confie le chantier à l’architecte Franz-Christian Gau (Cologne (Köln), 1790 – Paris, 1853). Rambuteau lui suggère de bâtir dans le style gothique, qu’il affectionne particulièrement. Après la mort de Gau en 1853, son assistant Théodore Ballu lui succède. Ballu édifie les flèches en apportant d’importantes modifications aux tours, puis augmente l’ampleur de la façade en accentuant la saillie des portes, la profondeur des voussures. Il envisage une ornementation abondante et fait précéder l’édifice d’un perron de neuf marches. Première église parisienne de style « néo-gothique », Sainte-Clotilde-Saint-Valère est, en 1896, érigée en basilique par le Pape Léon XIII, à l’occasion du quatorzième centenaire du baptême de Clovis.

statue colvis Ste Clotilde

Les figures de la façade (vers 1851-1857) : Clovis

Les sculptures de la façade résultent de deux commandes : l’une passée par Gau en 1851, l’autre par Ballu en 1854. Chaque artiste chargé d’une figure devait réaliser la statue d’un saint dans le style gothique de la fin du XIVe siècle. Ces statues de deux mètres de haut se répartissent dans les travées et les ébrasements des portails.

nef ste clotilde

La nef

La basilique Sainte-Clotilde-Saint-Valère adopte la forme d’une croix latine : elle possède une nef, un transept légèrement saillant et des bas-côtés, prolongés au-delà du transept par un déambulatoire sur lequel s’ouvrent cinq chapelles rayonnantes.

Dans la nef, l’élévation est à trois niveaux : grandes arcades, triforium aveugle et fenêtres hautes. Les grandes arcades retombent sur des piliers multilobés, contre lesquels s’adossent de fines colonnettes ; celles-ci jaillissent jusqu’à la voûte d’ogives.

Dépourvus de chapelles latérales, les bas-côtés présentent deux séries de reliefs composant le Chemin de croix, réalisées par deux artistes alors au sommet de leur carrière : James Pradier (1792-1852) et Francisque-Joseph Duret (1804-1865).

Les bras du transept abritent les chapelles dédiées aux deux saints patrons Clotilde et Valère. Le déambulatoire donne accès aux chapelles rayonnantes, soigneusement ornées de fresques et de motifs décoratifs. La chapelle axiale est, selon l’usage, consacrée à la Vierge, rehaussée de fresques dues au pinceau de Jules Lenepveu (1819-1898), peintre favori de l’Empereur Napoléon III.

vitraux Ste Clotilde

Les vitraux du bras sud du transept

Dans cet édifice où la lumière pénètre largement, projetant la couleur des vitraux sur les murs, le chœur s’élève majestueusement: Gau a conçu d’étroites arcades brisées, un triforium aveugle et des fenêtres hautes soutenant une belle voûte sur croisées d’ogives.

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