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Le jardin Catherine-Labouré (1978)

Rue de Babylone

 parc nouveau 3 catherine Labouré

L’entrée du jardin Catherine-Labouré

Le jardin Catherine-Labouré est aménagé sur une partie de l’ancien potager du couvent de la Compagnie des Filles-de-la-Charité, que Vincent de Paul et Louise de Marillac avaient fondée en 1633. Vincent de Paul avait initialement installé la communauté sur la paroisse Saint-Laurent, non loin de la maison Saint-Lazare, où il s’était installé l’année précédente. Les Sœurs s’y consacrèrent « au service des enfants trouvés et des malades ».

Comme bien d’autres congrégations religieuses, la Compagnie des Filles-de-la-Charité fut dissoute sous la Révolution. En 1794, à Arras, après avoir refusé de prêter serment à la Constitution, quatre sœurs furent emprisonnées, puis conduites à la guillotine. A Paris, alors que les Révolutionnaires mirent à sac la maison Saint-Lazare voisine, ils épargnèrent la Maison Mère des Filles de la Charité. Cette Maison fut toutefois dispersée en 1792 et les Sœurs en furent expulsées l’année qui suivit.

Le jardin Catherine-Labouré est clos d’un haut mur de pierres qui isolait autrefois le potager du couvent des Filles-de-la-Charité. Le promeneur pénètre d’abord sur une petite terrasse, qui permet d’embrasser le jardin d’un seul coup d’œil.

entrée maison mère

L’entrée de la Maison mère des Filles-de-la-Charité, rue du Bac

 Rétablies en 1800, les Filles-de-la-Charité s’établirent provisoirement rue du Vieux-Colombier, puis rue du Bac, dans l’Hôtel de La Vallière. Un décret impérial de 1813 leur attribua en outre la jouissance de l’Hôtel de Châtillon, situé à proximité. L’architecte Louis Emmanuel Aimé Damesme (1757-1822) réaménagea ces anciens hôtels particuliers afin d’en faire la nouvelle Maison Mère, et entreprit la construction d’une chapelle dédiée au Sacré-Cœur-de-Jésus.

Les Sœurs prirent possession des lieux en 1815. Cette même année, on disposa la relique du cœur de saint Vincent dans la chapelle à peine achevée. En 1824, le corps de sainte Louise de Marillac, inhumé en l’église Saint-Laurent, y fut transféré et placé dans un caveau, près des marches de l’autel.

En 1830, un événement eut de grandes conséquences sur la communauté des Filles-de-la-Charité. La Vierge serait en effet apparue à la jeune Catherine Labouré qui accomplissait son noviciat. La mère de Jésus lui aurait notamment demandé de faire frapper une médaille ornée de plusieurs images car « tous ceux qui la porteront avec confiance recevront mes grâces ». L’une des apparitions mariales serait également à l’origine de la fondation, avec les frères Lazaristes de la rue de Sèvres, des Enfants de Marie Immaculée.

 Le succès de la « médaille miraculeuse » de Sœur Catherine de la Charité, béatifiée en 1933 et canonisée en 1947, est à l’origine d’un pèlerinage qui attire aujourd’hui près de deux millions de fidèles chaque année. La chapelle devint « Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse » et fut, à plusieurs reprises, agrandie et décorée.

 En 1971, le Comité d’aménagement du VIIe arrondissement entreprit des démarches auprès des Filles de la Charité. Il obtint la rétrocession du terrain que la Ville de Paris avait octroyé aux Sœurs au début du XXe siècle, afin de créer un nouvel espace vert dans le quartier.

Dénommé « jardin Catherine-Labouré », en hommage à la « petite sœur de la médaille miraculeuse », l’actuel jardin est accessible par la rue de Babylone. Son entrée fait face, sur le trottoir opposé, au mur enfermant les jardins de l’Hôtel Matignon.

 

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Le petit potager

En bas de la petite terrasse, à gauche, un petit potager offre une agréable promenade, pleine de surprises. Il comprend quelques parcelles enserrées par des grillages peu élevés et séparées d’allées herbeuses.

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Le verger

Ce petit potager précède deux grandes prairies plantées d’arbres fruitiers, qui s’étendent de part et d’autre d’une belle allée de sable fin.

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La tonnelle

Sur un côté, une tonnelle couverte de vignes et ponctuée de bancs offre une allée ombragée, qui permet de méditer à l’écart des grands parterres.

parc nouveau catherine Labouré

Le jardin du Potager

En 2010, le vaste projet immobilier élaboré pour réhabiliter le site de l’hôpital de Laennec, ancien hospice des Incurables (logements, bureaux haut de gamme, nouveaux immeubles construits vers les rues de Sèvres et Vanneau), intégra l’ouverture d’un espace de verdure supplémentaire aux habitants du quartier, baptisé « jardin du Potager », en souvenir du potager de l’ancien hospice. Situé au sud du jardin Catherine-Labouré, il offre de nouveaux parterres, dont certains sont encaissés et plantés d’arbres.

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L’hospice des Incurables, d’après le plan de Turgot (1739)

L’hospice des Incurables a été fondé en 1634 grâce à la générosité du cardinal François de La Rochefoucauld (1558-1645). Pendant deux siècles, les Filles-de-la-Charité accueillirent de nombreux patients venus finir leur vie aux Incurables. L’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris reprit l’hospice en 1879 et le transforma en hôpital général. Il fonctionna jusqu’en 1999, avant d’être transféré dans le nouvel Hôpital Européen Georges Pompidou. 

 

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Le bâtiment aux fenêtres et persiennes cintrées

Depuis le jardin du Potager, le promeneur peut apercevoir le bâtiment monumental qui borde, à l’est, le jardin Catherine-Labouré. Ce bâtiment, dont les Sœurs ont toujours la jouissance, se caractérise par des fenêtres et des persiennes à la forme cintrée.

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L’ancien hospice des Incurables

Les bâtiments historiques de l’ancien hospice des Incurables, érigés par l’architecte Christophe Gamard, se dressent derrière de hautes grilles, du côté de la rue de Sèvres.

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Le chevet de la chapelle des Incurables

Au centre de ce dispositif architectural formant deux croix de Jérusalem, s’élève majestueusement le chevet de la chapelle des Incurables, reconnaissable à sa toiture couverte d’ardoises.

La transformation de cette chapelle en salle polyvalente et sa fermeture au public, alors qu’elle était toujours consacrée et qu’elle renfermait un certain nombre d’objets patrimoniaux, suscita l’indignation. Cette chapelle abrite par ailleurs plusieurs sépultures de personnages illustres, notamment celles du prévôt des marchands Turgot, à l’origine du fameux plan de Paris, et de son fils, le grand Turgot, ministre de Louis XVI. Lors des travaux de réhabilitation, la sacristie de la chapelle, classée au titre des Monuments Historiques, fut rasée « par erreur »…

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