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L’immeuble Lavirotte (1901)

Avenue Rapp

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C’est en 1901 que Jules Lavirotte (1864-1929), architecte représentatif de l’Art Nouveau, conçoit cet immeuble d’habitations avec l’un de ses collaborateurs habituels, le céramiste Alexandre Bigot (1862-1927). Recouverte de panneaux de grès flammés, la façade sur rue, primée au concours de façades de la Ville de Paris, assure une belle renommée à ses deux auteurs. L’immeuble conçu par Lavirotte comporte sept niveaux et quatre travées, où l’architecte privilégie l’asymétrie : une porte d’entrée légèrement désaxée, des volumes alternant saillies et retraits irréguliers, des fenêtres s’opposant dans leur forme. Un décor sculpté exubérant, exécuté par Jean-Baptiste Larrivé (1875-1928), encadre en outre la porte et les fenêtres. L’immeuble de l’avenue Rapp rassemble pratiquement toutes les possibilités ornementales du répertoire décoratif de l’Art Nouveau : tiges et feuilles naturalistes formant courbes et contre-courbes, s’enchevêtrant ou finissant en volute ou  en « coup de fouet », motifs stylisés ou grotesques, motifs animaliers, figures en pied ou en buste.

 

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Une balustrade en pierre court sur toute la largeur du second étage. Les travées centrales du niveau suivant sont marquées par un balcon bordé d’un garde-corps en ferronnerie et soutenu, en sa partie centrale, par des consoles à tête de bœuf. Ce balcon est disposé dans un renfoncement, sous un grand arc reliant les ressauts latéraux. Une loggia à arcades occupant trois travées, retombant sur des colonnes au fût partiellement doré, repose sur ce grand arc. 

 

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La porte d’entrée

La clé du linteau porte le buste d’une femme mélancolique, à la chevelure détachée, le cou enveloppé dans une fourrure de renard, dont une patte et la tête retombent. Ce visage représenterait la femme de l’architecte, Jane de Montchenu-Lavirotte, artiste-peintre. Ce portrait sculpté, associé aux figures d’une Ève triomphante, presque provocante, et d’un Adam éploré, disposées à l’extrémité des tiges de la plante grimpante qui enserre l’encadrement de la porte, semble bien être une allusion à la vie personnelle de l’architecte et de son épouse.

Les vantaux de la porte en bois sculpté, fer et verre, sont conçus dans un esprit décoratif aussi spectaculaire. Des figures d’animaux, détachées en noir sur le bois brun de la porte, soulignent les baies latérales inférieures (des dragons) et les œils-de-bœuf des angles supérieurs (deux paons, dont les plumes de la queue s’étirent en suivant la forme ovoïde des fenêtres).   

 

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Jean-Baptiste Larrivé

Portrait présumé de Jane de Montchenu-Lavirotte, 1901, Paris, façade de l’immeuble Lavirotte

 

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